Mariage et traditions au Cameroun. En pratique chez les purs traditionalistes.


Bien que vous ne serez pas concerné par la pure tradition du mariage au Cameroun, vous allez certainement être confronté au rituel de la dot, avec le temps, avec les mariages mixtes devenus coutumiers au Cameroun, la demande de la dot tend à se défaire des m?urs, mais certaines familles on pour habitude encore de la demander au prétendant. La dot, c?est une affaire personnelle, nous vous relatons une partie des traditions au Cameroun chez les fidèles de ces coutumes.

LA DOT ET LE MARIAGE :
Au Cameroun, comme dans beaucoup de pays d?Afrique l?usage de la dot est de rigueur, elle est sujette à d?âpres discussions.
C?est le prétendant qui dote la famille de sa future femme, elle devient ainsi la propriété du mari. Par tradition, cette dot consiste à donner soit du bétail, soit de la nourriture soit de l?argent. En général c?est un membre choisi de la famille de la future mariée qui fait l?estimation de la dot en fonction de ce dont chaque personne a besoin.
Il y a aussi des familles ou cette dot est discutée entre les seuls pères respectifs. Dans tous les cas, ces discussions peuvent prendre l?allure d?interminables négociations pouvant durer des mois. Aussi, mais plus rarement un père, réserve une fille pour son fils, auprès d?une autre famille alors que celle-ci en est qu?au tout début de sa vie. Cela se passe en général au nord du pays chez les Haoussas. Dans ces cas-là, des écarts d'âge considérable sont souvent remarqués.
En général, la remise de la dot est l?objet d?une très grande fête, mais suivant les accords prévus par les protagonistes, elle est remise soit bien avant le mariage ou alors pendant les festivités.
Pour ces festivités, des centaines de convives sont invités.

LA POLYGAMIE :
La polygamie au Cameroun comme dans la plupart des pays africains est une triste réalité. Les femmes commencent de plus en plus à rejeter cette tradition.
Mais dans beaucoup de villages, surtout à l?Ouest et au nord la polygamie bat son plein, elle est implantée partout au Cameroun plus ou moins répandu selon les régions et les ethnies. Lors du mariage, le Maire demande aux époux quelle option ils choisissent "Polygamie ou Monogamie." L'option choisie est alors portée sur l'acte de mariage. C?est en bonne harmonie que les différentes épouses se côtoient en général, si c'est une polygamie déclarée.
Mais déclarée ou non, la polygamie est légion, elle est autorisée au Cameroun. Avec le Sida nous serions à même de croire que la polygamie régresse, mais il n?en est rien.

LE VEUVAGE :
Au Cameroun, les veuves sont confrontées au rituel du veuvage, dans ces rituels il y a souvent des dérives.
Les veuves, en gardent en général un mauvais souvenir, les défenseurs de cette tradition s?acharnent à ce quelle perdure, les associations et les O.N.G elles, dénoncent cette pratique. Dans certaines ethnies, la veuve doit rester couchée à même le sol, la face contre le plancher sans pouvoir se relever, et cela, pendant toute la durée des obsèques de son défunt mari (3 jours) puis une autre épreuve l?attend, elle est déshabillée et roulée dans la boue, puis elle est chargée d?un tronc de bananier, elle doit courir avec, ensuite elle est flagellée et doit subir divers sévices.
Dans le nord du pays, ce rituel est tout le contraire, la veuve est gardée par les autres veuves du village qui la réconforte moralement. Elle ne fera l?usage que de vêtements neufs et tout les ustensiles de ménage de sa maison seront neufs aussi cela voulant dire qu?une nouvelle vie commence pour elle. Elle sera aussi dispensée de toutes taches ménagères durant les obsèques.
Le rituel du veuvage pour le mari veuf est beaucoup plus souple, mais il varie aussi selon les régions et les ethnies.
La symbolique de cette pratique consiste à s?assurer que le veuf ou la veuve, a fait le maximum pour soigner son conjoint et l?empêcher de mourir.

 

Parfois il arrive que des internautes nous interpellent au sujet de la dot, ils sont confrontés à cette réalité ou des sommes parfois considérables sont demandées.

Si cette pratique est courante dans les pays africains, il n'en demeure pas moins que si une jeune fille décide de se marier avec un français, les familles africaines devraient apprendre à composer avec la mixité du futur couple.

Nous mettons en garde et rappelons que la dot c'est d'abord et avant tout de la discussion, les uns proposent, les autres disposent.

Retenez que si vous êtes confrontés à cette coutume les sommes demandés restent souvent "raisonnable" quoique parfois des familles abusent, mais cela reste rare. Ne pas hésiter un instant à refuser si vous n'avez pas les moyens, pourquoi vous endetter pour une dot ?

Il suffit juste de dire que tout au long de la vie vous pourrez envoyer de temps en temps quand les finances le permettront un petit geste financier et la plupart du temps si les familles africaines sont ouvertes d'esprits comprendrons fort bien et ne feront pas de problème.

Si la famille se fait insistante concernant la dot est que vous n'avez pas les moyens, nous vous suggérons cette petite astuce qui vous permettra d'avoir trois ou quatre longueurs d'avance sur vos interlocuteurs et qui évitera de vous endetter :
Il suffit juste de les informer que vous reviendrez vous marier le jour ou vous aurez assez d'économies pour satisfaire leurs désidératas. Logiquement et soudainement, tout le monde tombera d'accord comme par magie.

Bien sûr, vous faites comme vous avez envie, pas question pour nous de vous donner des ordres, mais juste des conseils.

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